Après avoir présenté la situation des auxiliaires de 1er cycle, le STEP poursuit son travail d’information avec un portrait comparatif de la rémunération des auxiliaires de 2e cycle dans plusieurs universités québécoises.

Le constat demeure préoccupant. À l’Université Laval, les auxiliaires de 2e cycle membres du STEP sont rémunéré·e·s à 23,81 $/h. Ce taux place l’Université Laval au bas de l’échelle parmi les établissements comparés.

Selon les données présentées, la rémunération des auxiliaires de 2e cycle atteint 37,34 $/h à McGill, 32,68 $/h à Concordia, 27,27 $/h à l’Université de Montréal et 27,13 $/h à l’UQAM. L’Université Laval se situe donc nettement en dessous de ces taux, avec un écart moyen de 30,63 %.

Cette différence salariale soulève un enjeu important de reconnaissance du travail réalisé par les étudiant·e·s salarié·e·s. Les auxiliaires de 2e cycle contribuent activement à la mission universitaire. Leur travail soutient l’enseignement, la recherche, l’encadrement, la correction, l’accompagnement pédagogique et plusieurs autres activités essentielles au fonctionnement de l’université.

Pour le STEP, cette situation démontre la nécessité de poursuivre la mobilisation autour de meilleures conditions de travail. La contribution des auxiliaires ne peut être considérée comme secondaire. Elle fait partie intégrante de la qualité de l’enseignement et de la recherche à l’Université Laval.

Dans un contexte où les universités québécoises doivent attirer, soutenir et retenir les étudiant·e·s aux cycles supérieurs, la rémunération devient un enjeu central. Un taux salarial plus juste permettrait non seulement de mieux reconnaître le travail accompli, mais aussi de réduire la précarité vécue par plusieurs étudiant·e·s travailleur·euse·s.

À travers cette campagne d’information, le STEP souhaite rendre visibles les écarts existants et rappeler l’importance d’une rémunération à la hauteur des responsabilités assumées par ses membres.

Le travail étudiant à l’Université Laval mérite mieux.
Restons informé·e·s, solidaires et mobilisé·e·s pour une meilleure reconnaissance de nos conditions de travail.